Les livres

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Le carnet de voyage est une œuvre en soi, avec ses qualités et ses défauts. Comme pour la peinture ou la sculpture, il vaut mieux le voir en vrai que reproduit. Il n’existe pas de carnet de voyage édité en fac-similé, avec les fautes d’orthographe et les taches. Les livres sont réalisés “à la façon” d’un carnet de voyage, mais n’en sont pas la copie fidèle. Dans le livre, les textes d’origine sont corrigés, remaniés, très souvent typographiés, les dessins sont nettoyés, la mise en page réorganisée. On a entre les mains une sorte de produit dérivé. Le livre est au carnet ce que le tourisme est au voyage, un produit culturel pour le plus grand nombre. Cela dit, aujourd’hui, la plupart de ceux qui tiennent leur carnet en voyage aiment ou aimeraient être publiés, moi y compris. Le procédé permet de partager une passion avec un nombre autrement plus conséquent de “regardeurs” !

Au début, je m’autoéditais, quasi persuadé que mes carnets n’intéresseraient jamais un éditeur. Je prenais beaucoup de plaisir à bricoler des livrets avec les moyens du bord et avec mes petits doigts. Leur fabrication artisanale était presque la suite logique de la réalisation du carnet original.

Quand j’ai signé mon premier contrat, une bouffée de satisfaction est montée jusqu’à la pointe de mes oreilles. Je devenais un auteur ! Ah, vanité quand tu nous tiens… La suite est beaucoup plus prosaïque. La fameuse chaîne du livre rappelle vite que faire des livres, c’est cool, mais les vendre c’est mieux. Et vendre quelques milliers de livres “à la façon” d’un carnet de voyage constitue une sorte d’exploit dans un milieu littéraire où, dès qu’il y a un dessin en couleur, le livre est souvent classé dans le rayon “enfant” catégorie “documentaire” ou bien il est sorti des bacs seulement entre le 15 novembre et le 15 décembre pour l’opération cadeaux de Noël! Et puis j’en ai signé un second, un troisième… Bienvenue dans le cercle officiel : se sont alors enchaînées les dédicaces dans les salons en tant qu’auteur anonyme, les dédicaces dans les librairies devant trois clients, les animations dans les médiathèques en tant qu’auteur disponible, les expositions dans les festivals en tant qu’auteur bénévole. Et quand je reçois une fois l’an mes droits d’auteur, j’ai parfois l’impression de recevoir de l’argent de poche pour les étrennes. Bien entendu, c’est le constat des moments de doutes, et ils sont fréquents. Je vois aussi le bon côté des choses : faire des livres permet de rencontrer des éditeurs consciencieux, des libraires sympas, des bibliothécaires motivés, des lecteurs attentifs. Les qualificatifs sont interchangeables et parfois réunis sur les mêmes personnes ! Mais, une fois de plus, pour moi, l’essentiel ne devrait pas être de faire des livres, ni des carnets, avec tout le temps que j’y consacre et toute la satisfaction que j’en retire pourtant. L’essentiel est le voyage, l’expérience personnelle du monde. De cela aussi, Montaigne parle.

Salons et festivals

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Rendez-vous du Carnet de voyage, Clermont-Ferrand : 2007/09/10/12/13/14/16/17
Festival Ici et Ailleurs, Brest : 2010/2015
Week-end du carnet de voyage, Beaurepaire, Isère : 2010/2016
Festival Artisans-voyageurs, Pellouailles-les-Vignes : 2009/2011
Festival 360 degrés à l’Ouest, Chalonnes-sur-Loire : 2010/2012
Salon littéraire et artistique, Thénac : 2012
Etonnants voyageurs, Saint-Malo : 2014
Salon du livre et de la presse jeunesse, Montreuil : 2014
Festival “des mots à la bouche”, Beaufort-en-Vallée : 2012/2013/2015
Salon du livre jeunesse du Val de France, Arnouville : 2015
Festival du carnet de voyage, la Réunion, Saint-Leu : 2015
Festival Terres d’ailleurs, Toulouse : 2015
25 ème heure du livre, Le Mans : 2016
Salon du livre, Angers : 2016
Salon du livre jeunesse, Beaugency : 2017
Salon du carnet de voyage, Vouvant (85) : 2016
Journées Nationales du Livre et du Vin, Saumur : 2014/2017
Salon du livre de voyage, Sablé-sur-livres, Sablé-sur Sarthe : 2016/2018